22 mars 2007
Je vais bien...
Semaine dure, difficile d'en parler...
Juste ce que je cache depuis si longtemps, ici mon journal, ici mon jardin secret, même si il y a du monde qui le lit, c'est une partie de moi, pas toujours facile, pas toujours léger j'en conviens...
Je ne suis que votre fille,
Celle que vous avez voulu,
Mais pas celle que vous vous voulez,
Je ne suis que moi et seulement moi,
Avec mes manques,
Mes besoins,
Mes impairs,
Mes travers,
Avec mon sourire,
Avec mes larmes,
Avec l’amour,
Je ne serai jamais cette fille,
Dont vous avez rêvé,
J’ai cru en votre amour,
Je voudrais encore y croire,
Je voudrais mais je sais,
Je ne suis que votre fille génétiquement,
Je ne suis pas votre fille reconnue,
Je ne suis pas celle que vous attendiez,
Vous et moi nous nous sommes
Trompés d’histoire…
Tu as oublié papa avant de partir de me le dire…
Et toi « maman », tu m’as remplacé par ta petite fille,
Il m’en a fallu du temps,
Je suis tombée cette nuit,
J’ai eu mal très mal,
Je vais me relever encore une fois…
Lui, il est là,
Lui, il m’aime vraiment,
Lui me donne ce que vous n’avez jamais pu donner,
J’ai joué longtemps la fille aimée,
Je mentais et je me suis mentie,
Je voulais tellement le croire,
J’ai oublié « maman » les coups donnés à l’adolescence,
Et pourtant aujourd'hui c'est moi qui te soignes
Mais ne vous inquiétez pas je vais bien…
Même très bien…
Tant qu’il me tiendra la main, lui,
L’homme que j’aime…
"TU VOIS JE VAIS BIEN" N. PEYRAC
Commentaires
c'est toi qui parle.. j'ai souvent pensé la même chose, si tu savais.. tu dis que tu vas bien, mais çà fait quelques semaines déjà que je ne te sens pas bien..
trouver ces fichues racines en nous, là, à l'intérieur, pas en eux.. devenir autonomes, et ne plus dépendre d'eux.. grandir, s'individuer.. je, tu, nous, même combat..
moi je viens de retrouver mon père, parce qu'il a failli mourir, pour la 1ère fois dans ses yeux, je me suis sentie sa fille.. avec ma mère, c'est pas gagné, mais elle ne peut pas, je sais.
Alors à moi de me contenter de ce qu'ils me donnent à leur façon, à moi d'être assez "grande", pour comprendre que malgré tout ils ont fait ce qu'ils ont pu, avec ce qu'ils étaient, qu'ils m'ont aimée à leur façon..
ne plus vivre à travers leurs projections, ne plus avoir d'attentes envers eux, on ne leur doit rien..
je crois que ce combat là, j'ai fini par le gagner, je crois....
les constellations familiales, et tout le travail que j'ai fait m'ont beaucoup aidée...
gros gros bisous Syrielle..
je vais bien
Bonjour ma Syrielle, ça y est, c'est parti, tu ouvres ton jardin secret, qui est trés pénible, dur pour toi, même si tu dis que tu vas bien, j'éspère que c'est vrai ma belle. Oui, heureusement que tu as "lui" :), je viens tt les jours, et ton article est trés bien écrit, et j'aime beaucoup N.Peyrac, cette chanson va impec avec ton article, voilà ma belle, je vs embrasse trés fort ts les deux, tendrement, a +, bises et amitiés ........
Je ne trouve pas mes mots Syrielle... tant ton passif me parait de plus en plus lourd au fil des jours qui alimentent ton blog... mais en tout cas, je t'embrasse trés fort et te souhaite du courage...mais ça, je crois que tu en as déja fait souvent preuve...;-)
missJu
OH mon ptit loulou... c'est souvent très triste ici. BON SANG! Toute cette sagesse. Tu dois au moins avoir 100 ans!
Je te fais un ptit bizoudou
@ bientôt
maya
A ma maman pour toi:
Chère maman,
Si tu m'entend dans l'au-delà,
Je t'embrasse très fort, alors,
que ferais-je pour te revoir.
Oublié sont les moments durs entre nous,
car j'ai compris ton amour,
ton inquiétude pour moi et mon avenir.
Merci maman, de t'avoir donné autant de mal
pour ton fils, ma soeur et ton mari, mon père.
Que pourrais-je reproché, à toi;
Tu es aussi femme, une personne entière,
Ayant un riche vécu et des hauts et des bas.
Devenu mère battante pour la survie,
à la fin de la guerre, oui devenue mère.
Ces quelques coups que tu ma donné,
je sais, ils furent contre toi et ta colère,
mais tant de baume m'a tu donné,
lors me mes maladies, accidents et peines.
Ta sueur et tes douleurs me portent
aujourd'hui et dans l'avenir,
jusqu'à ce que nous retrouvions à nouveau,
ma chère maman, bien chère amie.
Ton mari, mon père, vieux et souffrant
aujourd'hui, mais encore bien vivant me console, quand tu me manque trop d'un coup.
Lui aussi, reprend ses forces,
quand nous évoquons notre vie avec toi,
Maman, Epouse, Amie, bien Aimée!
De vous à moi
Merci à vous, pour vos commentaires...
Il n'est jamais facile de se livrer.
Oui Cappuccine c'est moi qui parle, j'ai mis des mois pour accepter ce fait, mon père m'a aimé ça au moins j'en suis sur mais mal, il voulait absolument une fille qui porte le prénom d'une femme qu'il avait connu et qui, il disait était "une femme adorable", mais je ne pouvais être cette femme là, je ne pouvais être que moi...
Ma mère ne me voulait pas elle a cédé devant l'insistance de mon père selon ses propres termes.
Je ne peux pas l'obliger à m'aimer c'est d'abord trop de souffrance pour elle, alors purquoi c'est moi qui la soigne ? Ses autres enfants avec qui elle a de très bons rapports ont une vie EUX !
Je n'ai plus d'attente, c'est aussi pour celà que j'ai pris la décision de m'occuper d'elle pour qu'elle me reconnaisse, plus maintenant...
J'ai pris la décision de la quitter, de partir vivre ailleurs avec l'homme que j'aime et depuis que j'ai accepté tout celà, depuis cette décision je vais mieux. Elle sait que je vais partir.
Cent ans Maya il y a des fois je me dis "arrête tu n'es quand même pas cosette !" il y a des vies ainsi, ou la maltraitance moral et physique date depuis si longtemps que l'on ne connait que ce langage "d'amour", c'est aussi pour celà que j'ai répété ces erreurs de femme battue.
Hier matin je me suis levée en pleurant, tordue par la douleur et ce besoin d'écrire, ces larmes que j'attendais depuis si longtemps m'ont enfin libéré, ces larmes m'ont nettoyés...
Alors oui je vais bien.
Merci Miss Julie, merci aussi pour ta bonne humeur, mais il est vrai que parfois les rires cachent bien des larmes, c'est ce que j'ai fait très longtemps, aujourd'hui je dis, j'écris par besoin, ne plus cacher ces larmes.
Merci Zarque pour ce poème :)
Merci à vous de m'avoir lu
Je vous embrasse très fort.
Je suis de tt coeur avec toi... Je te fais de gros bisous... Courage.
Malheureusement on ne choisit ni ses parents, ni ses enfants. Mais on peut choisir sa vie et son homme... Quand tu prends ton indépendance vis à vis de ta famille, tu grandis et tu deviens toi, avec tes manques et tes acquis. Et on voit que tu en fais bon usage! J'ai toujours dit à mes filles, qui étaient désirée, elles, qu'elles devaient prendre leur indépendance et vivre leur vie à elles, et pas forcèment la continuité de la notre, leurs parents. Dieu merci elles nous ont gardé une belle place, mais je ne voudrais pas qu'elles se sentent responsables de nous...
c'est très tôt pour moi et voilà que je lis ce texte si bouleversant.
Je suis touchée par le fait que tu laisse parler ton coeur; que tu partage avec nous ces sensations et ces émotions.
Je voulais aussi te remercier de venir me lire parce que ça me fais tellement plaisir de savoir que tu utilise un peur de ton temps pour moi (je te jures que je me sens vraiment flattée et honorée)
ça fait très longtemps que je voulais te poser cette question ( désolée si je suis lente à la détente mais c'est ça être Suisse) je voulais savoir si je pouvais t'ajouter dans mes favoris sur lexode... je sais pas pourquoi tu as quittée lexode donc je voulais vraiment ton accord avant de le faire.
Je te souhaite ainsi qu'à ton amour un très joli week-end.
et bien tu as sans doute pris la bonne décision.
Elle a son chemin, tu as le tien. Sa maladie, c'est sa souffrance à elle, pas la tienne.
Tu n'en es pas responsable, c'est sa vie.
Par contre tu es responsable de ton propre bonheur à toi.
Ce qui ne veut pas dire l'abandonner évidemment, mais entre les 2 il y a une légère nuance, et je suis heureuse de savoir que ton homme et toi allez vous retrouver ailleurs.
des gros bisous en te souhaitant un très doux we.
et bien ma douce tu ne m'en voudras pas si je ne te crois pas quand tu dis que tu vas bien je sais tu as ton ange et ça c'est vraiment du bonheur mais je sais aussi qu'il y a plusieurs façon d'être aimé et là c'est l'amour d'une maman qui manque et ça même un ange ne peut le remplacer il y a des manques que personne ne peut combler et puis y a les mots qui peuvent panser ceux que tu voudrais entendre de la bouche de ta maman mais saura t elle dire un jour
j'aimerais vraiment pouvoir sécher tes larmes mais les mots les miens sont si petit par rapport à toute cette douleur que je trouve dans ce texte
je te serre trés fort sur mon coeur et un gros bisou doux et beaucoup de pensées pour toi ma douce
ps: tu as un mail sur msn avec la chanson que tu aimes tu sais celle de mon blog
prends soin de toi et de ton ange
je vous embrasse fort fort
ma syrielle...
si tu savais comme je t'aime...
dis, tu te souviens en juin dernier? comme 2 soeures qui ne s'étaient pas vues depuis... 2h^^
tu me manques. mon popa aussi... et tous les deux, vous vous etes deja sauvés, pourquoi ne pas continuer?
A Isa
Oui je m'en souviens, je me souvient de tout ! tu nous manque aussi !
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